Géronimots

mercredi 14 janvier 2015

UNION


Visiblement inspirés (ou les inspirant?) par des organes de presse consensuels et conviviaux tels que celui-ci, au titre, avouons-le, bizarre, on peut voir depuis dimanche dernier, un peu partout dans le pays, et bien trop impatients pour attendre ... octobre (!), nombre de jeunes gens de toutes conditions littéralement se jeter dans les bras d'un fonctionnaire de police qui, peut-être, n'en demandait pas tant, mais dans le contexte actuel ne saurait se soustraire à ces étreintes assez passionnées pour durer plusieurs minutes et même, quelquefois, nous en fûmes témoin, ne trouver leur dénouement qu'après que le couple inopiné aura roulé sur le gazon d'un square ou se sera emmêlé sur un banc public. Certains de nos jeunes gens y auront si bien pris goût que vous les verrez, un quart d'heure plus tard, dans les bras d'un autre agent, puis d'un autre, et d'un autre, adeptes d'un libertinage d'un genre jusqu'alors inconnu, quand à l'inverse ils sont des dizaines de couples, formés eux aussi de la tendre union d'un jeune  -  étudiant, apprenti, travailleur, chômeur - , et d'un membre des forces de l'ordre  -  gardien de la paix, CRS, RAID  - , déjà assez sûrs de la force de leurs liens pour se présenter en mairie à des fins de mariage. Sans avoir officiellement pris position, il semble que les autorités ne regardent pas d'un si mauvais oeil ce tout nouveau phénomène sociétal, avatar imprévu de ce mariage pour tous qui sema, naguère, quelque zizanie sur le territoire. Même, le chef de l'État songerait à recevoir à l'Élysée quelques uns de ces couples, pour une accolade scellant et consacrant d'un seul mouvement une union double, conjugale et nationale.


















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