Géronimots

vendredi 6 février 2015

ALLEGRO MODERATO



Sur cette photo (floutée pour respecter l'anonymat), une belle et saine et nombreuse famille française nous regarde, d'un excellent standing, composée d'une fratrie de huit enfants sagement échelonnés à la gauche de leurs deux parents : un papa, une maman, immémoriale cellule reproductrice, aux antipodes du postmoderne mariage pour tous. A l'autre bout, une jeune femme dont tout suggère le statut de "nounou", même s'il n'est pas interdit de risquer l'hypothèse que ce document sociétal, moins vintage que futuriste, pourrait aussi bien illustrer le devenir de la famille française, dans la perspective, tout récemment déclarée ouverte par le prophète national Michel, d'une islamisation modérée incluant la polygamie : auquel cas, aux deux extrémités nous aurions l'une et l'autre épouse du chef de famille, en tailleur strict la plus ancienne, première ensemencée, qui porta les cinq aînés de la fratrie, au bord opposé la deuxième, beaucoup plus jeune, qui a déjà à son actif les trois petites, et peut-être n'en est-ce pas fini, ni de ses fonctions reproductrices, ni du chiffre des épouses : une troisième serait la bienvenue, éventuellement suivie d'une quatrième, agrandissant le cercle familial, allongeant la chaîne sans toutefois atteindre aux 9 épouses, 15 fils, 20 filles du feu roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud (1924-2015), lui-même 10ème fils d'Abdelaziz ben Abderrahman al-Saoud (1880-1953), fondateur de la dynastie et possesseur de 32 épouses, 53 fils, 36 filles : 32 épouses accaparées par Sa Majesté saoudienne, et plus modestement 9 par le royal fiston Abdallah. Arrive fatalement le niveau, en dégringolant la pyramide des classes sociales, où statistiquement il y a zéro épouse putative, sauf à en importer en masse, et assécher ailleurs le marché du conjungo. Restent les putes, ou l'option homo, normalement punie de mort par l'islam. Mais le nôtre, nous promet Michel, sera modéré.











                                                   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire