Géronimots

samedi 17 octobre 2015

JEREMY COMPTON-CALL

Peut-être aura-t-on déjà reconnu, sur cette photo volée, le fameux écrivain misanthrope  du Minnesota : soi-même Jeremy Compton-Call ! Nous le découvrons ici dans ses oeuvres, consistant à s'imbiber dès son réveil, généralement vers midi, et ce jusqu'à une heure avancée de la nuit. Jeremy a beau tenir assez bien l'alcool (tous les alcools, y compris, si la cave est vide, celui pharmaceutique à 90°), on peut comprendre que l'écriture d'un roman lui prenne une bonne douzaine d'années. A la différence d'un Jim Harrison, le romancier du Montana, Jeremy Compton-Call ne chasse pas, ne pêche pas, ne s'intéresse pas à la nature : il boit. Boire l'empêche pratiquement d'écrire, mais il ne saurait écrire s'il ne boit pas. Alcoholic, qu'il considère comme son roman majeur, narre sur quelque cinq cents pages ses déboires de buveur. Il ne cache pas que sa plus grande ambition serait de faire mieux, alcooliquement parlant, qu'Hemingway, Faulkner, et J.Scott Fitzgerald - autre natif du Minnesota -  réunis, et c'est sur un tonitruant "Je les écraserai!" qu'il concluait une interview au Minnesota Tribune, en débouchant une nouvelle bouteille de gin, ou de rhum, ou de vodka, ou de pastis, ou de vin,  rien de ce qui est alcool ne lui étant étranger.

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