Géronimots

lundi 5 décembre 2016

GERMAOPRATINS

« UNE PROPAGANDE QUE DES CRIMINELS DICTAIENT À DES CRÉTINS » (1)

En septembre 1976, quarante ans avant la mort du camarade Castro, la Chine et le monde perdaient en la personne du camarade Mao le plus grand tueur de masse de l’histoire de l’humanité, médaille d’or du crime devant Joseph Staline, médaille d’argent, et Adolf Hitler, médaille de bronze. Le Grand Timonier fut pieusement adoré et adulé avec une admirable constance par la prestigieuse avant-garde de notre intelligentsia, dont notamment :
le comique-troupier Sollers,
l’onctueux chanoine Barthes,
la sémiologue, sémioticienne, sémillante Kristeva, 
l’aveugle universel Jean-Paul Sartre.
En 1971, cinq ans avant la mort du Grand Timonier, le sinologue belge Simon Leys publiait aux Éditions Champ Libre Les habits neufs du président Mao, démolition intégrale du mythe de la « Révolution culturelle », ou plutôt anti-culturelle.  Trois ans après ce grand livre, en 1974, le trio BSK - Barthes, Sollers, Kristeva - et quelques autres dévots partaient en voyage organisé dans la Chine rouge du camarade Mao encore en piste, et en revenaient tout contents, tout fiérots, un peu moins peut-être le camarade Barthes qui faute d’avoir eu permission de draguer le garde rouge, s’était un tantinet morfondu.
De Simon Leys on lira avec  profit la séquence Chine dans Le studio de l’inutilité (Champs essais, Flammarion, 9 €), et l’ensemble de ses Essais sur la Chine dans la collection Bouquins chez Robert Laffont.

(1) In S. Leys,  Le studio de l’inutilité p 43


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