Géronimots

lundi 23 novembre 2015

FLORIDA SAISON 1

Certains de nos lecteurs auront déjà identifié dans ces trois grâces, délocalisées aux États-Unis, années 60, et comme par hasard - la mention sur la portière l'atteste - en ... Floride, les fameuses jeunes filles en fleurs du bien connu Marcel Proust, shootées en plein tournage d'une série télé qui  devrait, vaille que vaille, acclimater chez nos amis américains l'univers de la Recherche du Temps perdu. Gisèle et Andrée posent modestes au second plan quand la brune Albertine, en bikini jaune, a commencé d'approcher un brave flic qui ne saurait être que notre Marcello, projeté par le scénar hollywoodien dans ce rôle dévolu à lui donner un supplément, sinon d'âme, du moins de virilité. Dans un moment nous le verrons emballer sa conquête dans la Coccinelle, vers quelque plage solitaire où, comme un Sean Connery une Ursula Andress, la posséder sur la grève, à moins que soudainement rattrapée par le Temps la jolie fille ne lui fasse le coup, au premier french kiss, à la première caresse profonde, de se résoudre en un milliard d'atomes de poussière déjà emportés par la mer, ne laissant à notre héros, pour tout vestige, que le slip jaune du bikini dont ses collègues, s'étonnant à peine, car l'ayant toujours trouvé un peu piqué, n'ont pas fini de le voir s'éponger le front, en sueur sous le casque, avant de renfourner cet objet qui lentement se déteinte, se décolore, jusqu'à n'être plus qu'un chiffon sale et froissé mais dont jamais, jusqu'au mot FIN, notre héros ne se désolidarisera.

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