LE COCASSE DU SIÈCLE ?...
Jean-Paul Sartre, évidemment, le plus grandiose et brillantissime
idiot de la famille intellectuelle. « La liberté de critique est totale en
URSS », écrit-il en 1954 après un petit tour au pays du goulag ; il
ne répudiera la patrie de Lénine/Staline que pour s’amouracher du goulag
tropical cubain, célébrer aveuglément le FLN algérien, parrainer le crétinisme
mao. Ce philosophe de la liberté n’aime rien tant que les dictatures, pourvu
que communistes : «Tout anticommuniste est un
chien. Je n'en démords pas et je n'en démordrai jamais» (sic). Dans sa mince autobiographie : Les Mots (1963), il voit dans la vocation d’écrivain une
« névrose » dont il se déclare « guéri », guérison qui un an
après lui vaut … le prix Nobel de littérature, qu’il refuse au motif que ce
prix va toujours à des « bourgeois de l’Ouest » ou à des
« rebelles de l’Est », comme en 1958 Boris Pasternak. Il invite alors
les jurés de Stockholm à décerner leur prix au pur stalinien Cholokhov,
prix Lénine 1960, et ces messieurs, pas chiens, d’obtempérer aussitôt (1965). Quoique
« guéri » de la littérature, mais obsédé par Flaubert et Madame Bovary, le cocasse Jean-Paul se
lance dans son gigantesque Idiot de la famille, dont la cécité
interrompra la parturition monstrueuse, et dont il dira en 1977 :
« L’Idiot de la famille qui est peut-être
l’échec le plus complet, retrouve toutes les autres œuvres qui se sont
brisées » … Entre autres inepties, relevons cette perle dans cet Idiot monumental : « Ce qui
est sûr, en tout cas, c’est qu’elle ne jouit pas » — Emma, avec
Rodolphe !!! Le lecteur, lui, aura du mal à jouir de la littérature
sartrienne, si ce n’est — avant le credo de « l’engagement » — de
quelques passages de La Nausée (dont
la fin plagie sans grâce, avec la « petite mélodie » d’un air de
jazz, la « petite phrase » de la sonate de Vinteuil d’un Proust
honni, quintessence de l’écrivain « bourgeois »), et dans Le Mur de deux remarquables nouvelles :
Érostrate (dérisoire avatar moderne
de l’incendiaire du temple d’Artémis, tels ceux mal bâtis plus tard par notre
auteur), et surtout L’Enfance d’un
chef, d’un falot chefaillon fasciste, issu de la plume du futur grand chef
Sartre.
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dimanche 29 décembre 2019
LE COCASSE DU SIÈCLE
Libellés :
Sartre
Jacques Géraud est (s'efforce d'être) écrivain. Après des études austères (hypokhâgne, khâgne, bagne, ENS de Saint-Cloud, agrégation de lettres modernes), il a jusqu'à sa retraite enseigné en lycée dans la banlieue parisienne. Il vit à Lyon. Il a publié une dizaine de livres atypiques chez P.O.L, aux PUF, chez JBZ/Hugo&Cie, à l'Arbre Vengeur, aux éditions Champ Vallon.Conférencier des Alliances Françaises en 2009 aux États-Unis et au Canada. Il a été chroniqueur sur le Huffington Post (Culture), et sur ventscontraires.net (revue collaborative du Théâtre du Rond-Point) .