Géronimots

lundi 1 mai 2017

CUISINE MOLÉCULAIRE LE PEN PÈRE ET FILLE
Dans "Le Neveu de Rameau", le meilleur livre de Diderot, il est question de la "molécule paternelle", "la maudite molécule paternelle", héritée par le cynique Neveu : de même Marine Le Pen, dont on voudrait nous faire croire qu'elle a "tué le père". Non : elle a très astucieusement succédé à l'horrible bonhomme, en gommant les aspérités (elle veut vraiment aller à l'Élysée), mais le fond est le même, le Front reste National(iste), en meeting elle aboie comme lui, elle a vécu jusqu'en 2014 au manoir familial de Montretout (Saint-Cloud), et par-dessus tout elle a précieusement gardé le Nom adulé ou honni mais porteur de la charge de "sacré", avec toute l'ambivalence du "sacer" latin. Comme c'est une fille (avec un fils ça n'aurait pas marché pour l'héritage), elle a réussi à se faire appeler familièrement "Marine", le prénom joli vient balancer l'horreur du Nom sans lequel, pourtant, elle ne serait rien. Elle opère "In nomine patris" ... "et filiae". Et les Le Pen, dynastiques à l'instar des Kim de la communiste Corée du Nord, ont encore en réserve de leur République dégénérée la Nièce Marion, pas encore capable de cacher son jeu, célébrée par Steve Bannon, le cerveau ultrafasciste de Trump lequel, d'ailleurs, comme Poutine, vote des deux mains pour la candidate du deuxième tour.

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